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La Grèce avant la Grèce : préhistoire, Crète, Cyclades, Mycènes

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1. Introduction

La Grèce continentale, la Grèce des îles de la mer Egée, la Grèce des côtes d’Asie mineure est un pays aride, au relief tourmenté et compartimenté, au rude climat d’hiver et aux étés souvent torrides. Peu de grandes plaines, hormis en Macédoine ou Thessalie, mais de nombreuses petites plaines cernées de reliefs escarpés, où l’homme doit suer et souffrir pour tirer d’un sol ingrat de quoi subvenir à ses besoins. Peu de ressources minérales, des communications malaisées par voie de terre. Mais partout, la mer présente qui pénètre profondément par toutes les échancrures du relief, mer parsemée d’îles, où la navigation n’est pas toujours facile, mais qui constitue la voie principale de tous les échanges et de tous les contacts… C’est ce pays contrasté qui est destiné à devenir le centre d’une des plus brillantes civilisations de l’histoire, la première qui sut poser les problèmes auxquels l’homme n’a pas encore fini de chercher des réponses, la première qui créa des formes de pensée et de création dont le monde contemporain est encore largement et heureusement tributaire...

« Miracle grec » ? Terre privilégiée, où des hommes plus intelligents que les autres (Perses, Egyptiens, Carthaginois…) auraient tout inventé ? Magnificence des temples, profondeur des penseurs et des savants, beauté « classique » des corps sculptés, sommet du raffinement antique ? La Grèce, civilisation idéale à laquelle l’Homme doit tout ? C’est mal connaître une réalité beaucoup plus complexe, prendre Athènes pour la Grèce tout entière et Périclès comme l’archétype de l’homme grec… C’est ignorer qu’à Athènes même subsistent des traces d’un passé obscur et primitif. C’est oublier surtout que cette brillante civilisation, cette culture raffinée n’ont été possibles que parce que tous le système est basé sur l’esclavage, l’homme libre se déchargeant pour sa subsistance sur une masse d’esclaves ou de dépendants qui lui demeurent totalement étrangers, tout comme ils sont totalement étrangers à la vie de la cité. La Grèce antique n’est pas ce monde de pureté, ni ce monde de majestueux temples blancs ou ocres sur fond de ciel ou de mer bleus, temples d’ailleurs peints de couleurs vives… La Grèce est aussi un monde de l’obscur, un monde de violence et de cruauté, de feu et de sang, d’affrontements perpétuels et incessants tout au long de son histoire.

Mais c’est aussi le monde où pour la première fois l’homme a pris en main son destin et affirmé, face aux dieux et à ceux qui se voulaient leurs héritiers, l’égalité des hommes et le droit du plus humble, pourvu qu’il soit membre de la communauté civique, à juger des intérêts de la cité. Plus que le Parthénon, que les tragiques ou que l’éloquence démosthénienne, ce qui fait la grandeur de la Grèce ancienne, c’est d’avoir mis l’Homme au cœur de la cité et d’avoir ainsi inventé la politique.

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