Les apports « Barbares » et l’art préroman
1. De Rome à l’empire carolingien
Histoire
Gaule : l’art mérovingien
Italie : l’art lombard
Espagne wisigothe
Les Asturies : entre l’art wisigoth et l’art roman
1.1. Histoire
Dès la fin du IIIè siècle, la pression « barbare », essentiellement germanique, se fait sentir sur les frontières occidentales de l’empire romain. Rapidement incapable de réduire cette pression, Rome « intègre » et romanise une partie de ces peuplades, comme les Francs, chargés dès 278 de la « garde sur le Rhin »… Ainsi, jusque vers 360, une première « vague » d’invasions, plutôt pacifique, amène en Gaule, Italie du nord et Angleterre Alamans, Francs et Goths qui s’installent pacifiquement après avoir traité avec Rome et négocié des territoires, les « foedi », avec la soumission à Rome et l’intégration dans l’armée romaine pour la défense des frontières.
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Carte des grandes invasions |
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Rouelle figurant un cavalier tenant une couronne Symbolisant le Christ. Fin du VIè. Bronze moulé, 6,8cm. Saint Germain en Laye, musée d'Archéologie nationale |
Mais dès 360 une première poussée des Huns, par un effet de billard, pousse les Wisigoths en Grèce (395), puis à Rome que pille Alaric en 410 après la Mort de Stilicon, dernier rempart contre les « Barbares » (395-408) et en Espagne. Suivent Vandales, Suèves et Alains en Gaule, Espagne et Afrique du Nord (Genséric 429). Burgondes et Alamans se fixent dans l'est de la Gaule, et les Francs dans le Nord prennent leur indépendance.
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La troisième vague anéantit l’empire romain : dès 406 une poussée sur le Rhin fait s’effondrer les défenses romaines. Puis arrive la seconde vague des Huns en 451 avec Attila que stoppe la bataille des Champs Catalaunique, bataille entre Attila et Aetius : deux généraux « barbares » avec des acteurs « barbares » : les Huns et des forces romaines formées de Wisigoths et d’Ostrogoths. Ce sont les barbares qui décident de la survie de l'empire romain. Les territoires fédérés vont se constituer en territoires autonomes.
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Monnaie hunnique |
L'empire Romain est anéanti (mort d’Odoacre, le « dernier empereur » en 493) et partagé en cinq états : Vandales (Afrique du Nord), Wisigoths (de l'Espagne à la Loire), Ostrogoths, Burgondes et Francs. Les Francs dominent Burgondes et Wisigoths en Gaule (Clovis (493-534). Byzance anéantit Vandales et Ostrogoths (533-555). L'Italie est envahie par les Lombards (568-571).
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Diptyque en ivoire représentant Stilichon, son épouse et son fils. Rome, vers 400 |
Terriblement éprouvée, l’Eglise relève cependant le défi et devient rapidement la seule structure qui conserve l’héritage romain qu’elle réussit à maintenir et finalement à imposer au nouveau monde qui s’installe, malgré de dures luttes internes (Arianisme, donatisme…). Avec Grégoire le Grand (590-604), l’Eglise se retrouve à nouveau en position dominante en Occident et peut se réformer (Monachisme), donnant une nouvelle impulsion qui aboutira à la « renaissance » carolingienne.
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