B&S Encyclopédie

Diffusé par CashTrafic

Art - LÂ’art gothique

Partager:  partager Partager bsencyclopedie sur Twitter

1.2. Principes dÂ’architecture

Au cours du second âge Roman, la voûte est étendue à tout l'édifice, en sacrifiant l'espace et la lumière et en risquant souvent la catastrophe : car plus une voûte est large, plus elle exerce de fortes poussées sur les murs, risquant l’écroulement de l’édifice...

Structure et plan de lÂ’Ă©glise gothique
Structure et plan de lÂ’Ă©glise gothique

Dans le second quart du XIIè, les progrès techniques de la construction, l’utilisation systématique d’une pierre plus légère, le tuf et les avancées de la science de l'appareillage permettent à des architectes de la région parisienne, aidés par des expériences tentées peu auparavant en Angleterre (Durham) et en Bourgogne, de construire des églises plus grandes, plus hautes et plus éclairées.

Plan de la cathédrale de Chartres, vers 1195
Plan de la cathédrale de Chartres, vers 1195

Pour cela ils utilisent un type de voûte connu depuis l'Antiquité mais qui n'avait pas été utilisé que pour ses qualités décoratives ou pour sa robustesse sur de petites surfaces (Arménie, Géorgie, Italie du Nord, Cryptes du midi de la France). Cette voûte est une voûte d'arêtes dont les arêtes sont renforcées d'arceaux noyés dans la maçonnerie à la rencontre des quatre voûtains.

La structure gothique est basée sur le rôle essentiel du pilier qui reçoit les poussées principales des divers arcs : ogives, formerets, doubleaux
La structure gothique est basée sur le rôle essentiel du pilier qui reçoit les poussées principales des divers arcs : ogives, formerets, doubleaux

Cette voûte pend le nom de croisée d'ogives : elle est ainsi appelée car chaque quartier de la voûte semble être porté par des arcs diagonaux ou « ogives » qui dissimulent et renforcent leurs arêtes : en d'autres termes, les arcs ogivaux qui se croisent constituent un squelette indéformable, que l'on va encore renforcer par d'autres arcs…

Amiens, la cathédrale. Les voûtes à la croisée du transept
Amiens, la cathédrale. Les voûtes à la croisée du transept

Comment se présente ce squelette de pierre ? Il est constitué d'abord, en avant et en arrière, par des arcs doubleaux et, sur les cotés, par des arcs formerets engagés dans le mur ; et enfin par les deux arcs ogivaux se croisant en leur milieu dans la clef de voûte. Ce premier ensemble de nervures canalise les poussées de la voûte vers les points isolés qu'il est facile de renforcer : les colonnes - support. Voici une première différence fondamentale entre le roman et le gothique : dans l’art roman, l’élément porteur est le mur. Dans l’art ogival, l’élément porteur est la colonne.

Chartres : cathédrale Notre Dame, voûtes de la nef
Chartres : cathédrale Notre Dame, voûtes de la nef

On peut donc amincir sans danger les murs entre ces points de renfort et y percer de larges fenêtres. A l'extérieur du mur on applique contre les colonnes un deuxième point de renfort : d'abord simple contrefort, comme dans les églises romanes, il devient fin XIIè « arc boutant » à simple puis à double volée.

Collégiale Notre Dame de Mante la Jolie : élévation de la nef
Collégiale Notre Dame de Mante la Jolie : élévation de la nef

Telle est la voûte d'ogives la plus simple. Mais elle va se compliquer avec le temps :

Cathédrale d’Exeter : la nef centrale
Cathédrale d’Exeter : la nef centrale
  • Dès le XIIIè apparaĂ®t la voĂ»te « sexpartite », car une troisième ogive, parallèle aux doubleaux passe par la clef de voĂ»te. Comme cette ogive n'a pas besoin de supports aussi importants que ceux des doubleaux, son emploi a pour consĂ©quence une alternance de supports importants et de supports moins importants.
  • Puis on renforce et on dĂ©core les voĂ»tes de nervures supplĂ©mentaires, les liernes et les tiercerons qui allègent encore le poids de la voĂ»te.
  • Enfin, l'arc brisĂ© remplace l'arc en plein cintre dans la voĂ»te d'ogives : avec tous ces Ă©lĂ©ments rĂ©unis, on peut concevoir et rĂ©aliser les Ă©difices les plus audacieux.
  • Ainsi naĂ®t un type d'Ă©glises très diffĂ©rent de ceux qui l'avaient prĂ©cĂ©dĂ©. Le rĂ´le essentiel jouĂ© par les supports et les contreforts donne Ă  l'Ă©difice, au dedans comme au dehors, un Ă©lan vertical qui le fait comparer Ă  une futaie lumineuse.
Senlis, la cathédrale. Voûte de la nef
Senlis, la cathédrale. Voûte de la nef

Le décor sculpté possède aussi des caractéristiques totalement nouvelles. Ce style va dominer l'Europe pendant toute une partie du Moyen Âge, du milieu du XIIè au milieu du XVIè.

Beauvais : cathédrale saint Pierre : le chevet
Beauvais : cathédrale saint Pierre : le chevet
 chapitre précédentchapitre suivant 
Chapitre précédentChapitre suivant


Diffusé par CashTraficLe jeu de stratégie par navigateur ! Combattez des milliers de joueurs et imposez votre loi ! Faites croître votre influence sur la scčne internationale par le biais d'alliances ou de déclarations de guerre ! Formez une alliance et imposez vos vues ŕ vos adversaires ! Commercez avec les autres joueurs ou espionnez-les pour découvrir leurs faiblesses !
Encyclopédie
©2007-2010 B&S Editions. Tous droits réservés.
Hébergement du site chez notre partenaire 1&1 (voir ses offres)