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L’art Byzantin

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2. L’art byzantin

Histoire
L’époque de Justinien
De Justinien aux Iconoclastes
La crise iconoclaste
Le Deutéro-byzantin
L’expansion de l’art byzantin

2.5. Le Deutéro-byzantin

La première Renaissance se fait sous les empereurs Macédoniens (867-1081) et les Commènes (1081-1185). La dynastie des Anges voit la prise de Constantinople par les croisés et la coexistence d'un empire latin de Morée et d'un empire de Nicée.

La seconde renaissance a lieu sous les Paléologues (1291-1453), marquée par la reprise de Constantinople aux croisés (1261) et quelques grands règnes dont celui de Michel VIII Paléologue (1261-1282). Malgré tout, l'empire s'écroule définitivement sous le coup des Turcs. En 1453 Byzance est prise par les Ottomans.

2.5.1. Le deutéro-byzantin I, sous les Macédoniens et les Commène : 867-1185

Deux tendances marquent l'art : l'art impérial épris de classicisme et de réalisme, et l'art monastique, sévère, traditionnel et théologique. De ces deux tendances naissent d'admirables chefs d'œuvre.

2.5.1.1. Architecture

L'influence géorgienne et arménienne fait triompher le plan de la basilique en croix grecque inscrite dans un carré, surmonté de quatre petites coupoles et d'une grande, montée sur un tambour à 8, 12 et 16 pans. On cherche l'ordonnance clés masses extérieures et l'effet d'appareil par la disposition des pierres et l'effet de polychromie (alternance de moellons et de bandes de briques souvent faïencées). La brique est utilisée pour dessiner des ornements géométriques.

2.5.1.1.1. Constantinople et Macédoine du Nord

A Constantinople la Nouvelle église de Basile I, église de Boudroum-Djami (920-941), l’église du Pentocrator (1124), la Karyié Kilisse (Saint Sauveur in Chora). A Salonique, la Théotokos (1028), Isakié-Djami (Hagios Pantéleimôn - St Panteleimon, XIIè), les saints Apôtres (Hagioi Apostoloi XIVè).

Thessalonique : l’église Hagios Pantéleimôn
Thessalonique : l’église Hagios Pantéleimôn
Thessalonique : l’église Hagios Pantéleimôn
Thessalonique : l’église Hagios Pantéleimôn
Thessalonique : l’église des Saints Apôtres (Agioi Apostoloi)
Thessalonique : l’église des Saints Apôtres (Agioi Apostoloi)
Thessalonique : l’église des Saints Apôtres (Agioi Apostoloi)
Thessalonique : l’église des Saints Apôtres (Agioi Apostoloi)
Constantinople : l’église Saint Sauveur in Chora, (Kariye Kilisesi ou Kariye Camii), du XIè
Constantinople : l’église Saint Sauveur in Chora, (Kariye Kilisesi ou Kariye Camii), du XIè
Constantinople : l’église Saint Sauveur in Chora, (Kariye Kilisesi ou Kariye Camii), du XIè
Constantinople : l’église Saint Sauveur in Chora, (Kariye Kilisesi ou Kariye Camii), du XIè
Constantinople : l’église du Pentocrator (Molla Zeyrek camii)
Constantinople : l’église du Pentocrator (Molla Zeyrek camii)
2.5.1.1.2. En Grèce

Il y a quatre types d’églises en pierre :

  • La basilique voûtée à trois nefs égales, ou église-halle (sainte Sophie d’Ohrid, 1025) ;
  • La basiliques voûtée à trois nefs inégales (Kastoria en Macédoine, Arta en Epire, monastère des Blachernes) ;
  • La basilique à nef unique et contreforts à l'extérieur (Surtout en Crète et à Tur Abdin en Turquie) ;
  • La croix grecque inscrite (Petite Métropole du Xè, saint Théodore, 1049, et Kapnikaréa du XIIè, toutes trois à Athènes ; Les saints Jason et Josipater à Corfou).
Kastoria en macédoine : la basilique Agioi Anargiroi
Kastoria en macédoine : la basilique Agioi Anargiroi
Arta en Epire : l’église Panagia Parigoritiss
Arta en Epire : l’église Panagia Parigoritiss
Crète : église de la Panagia Kera. XIIIè
Crète : église de la Panagia Kera. XIIIè
Crète, Aghia Triada : église byzantine du XIè
Crète, Aghia Triada : église byzantine du XIè
Crète : église d’Agia Nikolaos, XIè
Crète : église d’Agia Nikolaos, XIè
Athènes : la Petite Métropole
Athènes : la Petite Métropole
Athènes : l’église Kapnikaréa
Athènes : l’église Kapnikaréa
Corfou : église saints Jason et Josipater (Agios Iasonos kai Sosipatrou
Corfou : église saints Jason et Josipater (Agios Iasonos kai Sosipatrou
2.5.1.1.3. En Italie

Les régions adriatiques et méridionales font la jonction entre orient et occident : saint Marc de Venise en est l'exemple - type. Le type à nef unique se trouve à Sant'Angelo al Raparo ; la croix grecque inscrite à saint Marc de Rossano (XIè), la Cattolica de Stilo (XIIè) et saint André de Trani; le mélange romano - byzantin à saint Victor de Chierse, saint Claude de Chienti, les deux à Ancône (La première avec coupole, la seconde sans). La décoration extérieure est celle des premières églises romanes.

Venise : basilique saint Marc
Venise : basilique saint Marc
Rossano (Calabre) : la basilique San Marco
Rossano (Calabre) : la basilique San Marco
Stilo (Calabre) : la Cattolica
Stilo (Calabre) : la Cattolica
Stilo (Calabre) : la Cattolica
Stilo (Calabre) : la Cattolica
2.5.1.1.4. Arménie et Géorgie

La dynastie des Bagratides (Xè-XIè) amène une brillante renaissance artistique caractérisée par une nouveauté capitale : les débuts de l'arc d'ogives : à Ani (chapelle du Berger du Xè et porche de l'église des Apôtres du XIè, détruite), à Gochavank (le Mausolée du XIè), à Hahpat au nord d'Ani. (porche de l'église principale de 1180). Ces croisées sont à rapprocher de celles de Bayeux, Cormery et du porche Cie Moissac.

Ani (Arménie) : l’église du Rédempteur, achevée en 1035
Ani (Arménie) : l’église du Rédempteur, achevée en 1035
Gochavank (Arménie) : église saint Mère de Dieu, église principale du monastère, achevée en 1188
Gochavank (Arménie) : église saint Mère de Dieu, église principale du monastère, achevée en 1188
Haghpat au nord d’Ani: l’église principale (XI-XIIIè
Haghpat au nord d'Ani: l’église principale (XI-XIIIè

2.5.1.2. Sculpture

La technique du champlevé est très employée en sculpture architecturale.

2.5.1.3. Peinture

Depuis l'iconoclasme dans les mosaïques et les fresques, l'emplacement est désigné non par l'esthétique, mais par le sens symbolique de chaque partie de l'Eglise : le Christ Pentocrator triomphe au centre de la coupole ; aux nefs sont réservées les scènes de la vie du Christ (Crucifixion et résurrection) ; vierge et donateurs dans le narthex; les saints et martyrs sont « exilés » dans les coins sombres.

2.5.1.3.1. En Grèce

Mosaïque de l'église de Daphni près d'Athènes (fin XIè) ; monastère saint Luc (Ossios Loukas) en Phocide (XIè-XIVè), la Néa Moni de Chio (XIè).

Daphni en Grèce : la Christ Pantocrator. Vers 1100. Mosaïque de la coupole
Daphni en Grèce : la Christ Pantocrator. Vers 1100. Mosaïque de la coupole
Daphni en Grèce : la Nativité. Vers 1100. Mosaïque de la nef
Daphni en Grèce : la Nativité. Vers 1100. Mosaïque de la nef
Ossios Loukas en Phocide: mosaïque du lavement des pieds
Ossios Loukas en Phocide: mosaïque du lavement des pieds
Chio : monastère de Néa Moni : mosaïque du Christ aux enfers : détail : résurrection des rois
Chio : monastère de Néa Moni : mosaïque du Christ aux enfers : détail : résurrection des rois
Chio : monastère de Néa Moni : mosaïque du Christ aux enfers : détail : le Christ
Chio : monastère de Néa Moni : mosaïque du Christ aux enfers : détail : le Christ
2.5.1.3.2. En Italie

Fresques de Castelseprio en Lombardie ; mosaïques de saint Marc de Venise (XIè-XlVè) et de Torcello (XIIè) ; chapelle Palatine et Martorana à Palerme, cathédrales de Cefalu et Monreale.

Castelseprio en Lombardie : fresques de l’église paroissiale : le songe de Joseph
Castelseprio en Lombardie : fresques de l’église paroissiale : le songe de Joseph
Venise, Saint Marc : mosaïques
Venise, Saint Marc : mosaïques
Venise, Saint Marc : mosaïques
Venise, Saint Marc : mosaïques
Torcello : santa Maria Assunta : mosaïque de l’abside
Torcello : santa Maria Assunta : mosaïque de l’abside
Torcello : santa Maria Assunta : mosaïque du Jugement dernier
Torcello : santa Maria Assunta : mosaïque du Jugement dernier
Palerme : chapelle Palatine : mosaïques
Palerme : chapelle Palatine : mosaïques
Palerme : chapelle Palatine : mosaïques
Palerme : chapelle Palatine : mosaïques
Palerme : chapelle Martorana : mosaïques
Palerme : chapelle Martorana : mosaïques
Cefalu en Sicile : le Pantocrator
Cefalu en Sicile : le Pantocrator
Monreale en Sicile : le Pantocrator
Monreale en Sicile : le Pantocrator
2.5.1.3.3. En Serbie

Fresques de sainte Sophie à Ohrid (XIè) et de l'Eglise de Nérez (1164).

Il faut aussi signaler les manuscrits byzantins richement ornés : psautiers monastiques (Psautier Barberini) ou psautiers aristocratiques (Parisinus, Ménologue du Vatican pour Basile II).

Manuscrit des « Homélies de Saint Grégoire de Naziance ». XIè. Le manuscrit comprend 46 miniatures. Ici, trois miracles de la vie du Christ représenté sous les traits de l’empereur Basile II. Paris, Bibliothèque Nationale
Manuscrit des « Homélies de Saint Grégoire de Naziance ». XIè. Le manuscrit comprend 46 miniatures. Ici, trois miracles de la vie du Christ représenté sous les traits de l’empereur Basile II. Paris, Bibliothèque Nationale
La vierge Hermione décapitée flotte miraculeusement dans l’espace. Manuscrit du « Ménologe de Basile II ». XIè. Rome, Bibliothèque vaticane
La vierge Hermione décapitée flotte miraculeusement dans l’espace. Manuscrit du « Ménologe de Basile II ». XIè. Rome, Bibliothèque vaticane
Moïse sauvée par la fille du Pharaon et Moïse expirant accueilli par un ange. Manuscrit du « Ménologe de Basile II ». XIè. Rome, Bibliothèque vaticane
Moïse sauvée par la fille du Pharaon et Moïse expirant accueilli par un ange. Manuscrit du « Ménologe de Basile II ». XIè. Rome, Bibliothèque vaticane

2.5.2. Le deutéro-byzantin II, sous les Paléologue : 1261-1453

2.5.2.1. Architecture

L'architecture se différencie de celle du XIè par quelques nuances et différences surtout provinciales. A coté de Constantinople apparaissent de nouveaux centres : Trébizonde (Mer Noire) et Mistra (Péloponnèse).

  • A Trébizonde

    Basiliques à coupoles: Chrystoképhalos, saint Eugène, sainte Sophie, toutes du XIIIè

    Trébizonde : la basilique sainte Sophie
    Trébizonde : la basilique sainte Sophie
    Trébizonde : la basilique sainte Sophie
    Trébizonde : la basilique sainte Sophie
  • A Mistra

    Croix latine dans l'Evangelistria (XIVè) ; croix grecque aux saints Théodores de Brontochion (1296) ; A rez-de-chaussée devenant croix grecque au premier étage : l'Aphendiko du XIVè, la Métropole (remaniée du XVè), la Pantanassa du XVè.

Mistra : les saints Théodores du Brontochion, façade est. Croix grecque à dôme octogonal. 1290-1295
Mistra : les saints Théodores du Brontochion, façade est. Croix grecque à dôme octogonal. 1290-1295
Mistra : l’Hodegetria ou Aphendiko du Brontochion. Fin XIIIè – début XIVè
Mistra : l'Hodegetria ou Aphendiko du Brontochion. Fin XIIIè – début XIVè
Mistra : l’Evangelistria (XIVè) 
Mistra : l'Evangelistria (XIVè) 
Mistra : la Pantanassa du XVè
Mistra : la Pantanassa du XVè
Mistra : la Pantanassa du XVè. Le chevet
Mistra : la Pantanassa du XVè. Le chevet

2.5.2.2. Peinture

A Byzance débute le grand mouvement de résurrection de l'antiquité classique dans les mosaïques, fresques et icônes.

2.5.2.2.1. Les fresques

Les plus belles fresques sont en Serbie (Milechevo 1230, Sopotchani 1265, Nagoritchino XIVè et en Grèce (La Métropole, le Brontochion, la Péribleptos et la Pantanassa, toutes à Mistra).

Mistra : la dormition de la Vierge. Fresque de la Pantanassa
Mistra : la dormition de la Vierge. Fresque de la Pantanassa
Mistra : la nativité du Christ. Fresque de l’église Péribleptos
Mistra : la nativité du Christ. Fresque de l’église Péribleptos
Mistra : la nativité du Christ. Fresque de l’église Péribleptos
Mistra : la nativité du Christ. Fresque de l’église Péribleptos
Sopocani en Serbie : fresque de la dormition du monastère. XIIIè. Détail : saint Pierre et les Apôtres
Sopocani en Serbie : fresque de la dormition du monastère. XIIIè. Détail : saint Pierre et les Apôtres
Sopocani en Serbie : fresque de la dormition du monastère. XIIIè.
Sopocani en Serbie : fresque de la dormition du monastère. XIIIè.
Staro Nagoricino en Macédoine : fresque de la communion des apôtres. 1314
Staro Nagoricino en Macédoine : fresque de la communion des apôtres. 1314
2.5.2.2.2. Les icones

Peu à peu, les icônes remplacent les fresques et mosaïques, et constituent dès le XVè la principale décoration en Russie.

2.5.2.3. Objets d’art

Le plus fameux chef d'œuvre est la Pala d'Oro, retable d'émaux, d'or, d'argent et de pierreries, qui se trouve à saint Marc de Venise. Signalons aussi la « Dalmatique de Charlemagne » du XIVè.



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