Histoire de la Rome antique
5.2. La mise en place du Principat et les réalisations d'Auguste
En 28 Octave est nommé « Princeps Senatus », « premier des citoyens ». En 27 il reçoit le titre d' « Augustus » (« divin » ou consacré) et devient ainsi le premier empereur romain. En 23 Auguste reçoit la puissance tribunicienne qui lui permet d'exercer les pouvoirs d'un tribun de la plèbe, fonction qui lui était interdite en raison de ses origines patriciennes. Il reçoit également l'« imperium majus », le pouvoir suprême sur toutes les armées. Enfin, en 12 avant J.-C. il est proclamé « pontifex maximus », chef de la religion romaine.
Seul survivant des guerres civiles et héritier de César, Octave restaure les institutions républicaines tout en limitant les attributions des sénateurs et en se réservant petit à petit les fonctions de chef de l'exécutif, des armées, des provinces, de la religion, de tribun de la plèbe, de censeur, de juge suprême et de législateur. L'imperium se transforme peu à peu en pouvoir monarchique, la République est remplacée par le principat.
Caractérisée par une paix et une prospérité économique et culturelle tranchant avec l'agitation sanglante du siècle précédent, cette période prend le nom de « siècle d'Auguste » : la réforme de l'administration, la lutte contre la corruption, la politique architecturale (Panthéon, thermes) et la protection des arts (avec le ministre Mécène) en font l'âge d'or du classicisme romain. Les grands auteurs de l'époque sont Horace, Ovide, Virgile…
La garde prétorienne, composée à l'origine des gardes du corps d'un général ou d'un préteur et seul corps d'armée autorisé à l'intérieur de Rome, devient, sous Auguste, une puissance politique à part entière, allant jusqu'à arbitrer la nomination des empereurs. Mais le régime mis en place n'est pas dynastique, les successions se faisant par filiation, adoption ou parenté.