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Alsace, le temps du Reich : 1870-1918

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1.2. La bataille de Wissembourg-Geisberg

La bataille de Wissembourg le 4 août 1870
La bataille de Wissembourg le 4 août 1870

Afin de protéger la voie de chemin de fer Strasbourg-Haguenau-Bitche-Metz, le maréchal de Mac Mahon installe ses troupes autour de Haguenau, et le 2 août fait occuper par le généra Douay les hauteurs de Wissembourg (plateau du Geisberg), Weiler et le col du Pigeonnier. Pour la forme, car, d’après les rapports, il ne pense pas que l’ennemi « soit en force dans les environs pour entreprendre quelques chose de sérieux dans l’immédiat » (rapport du colonel commandant le 96e régiment d’infanterie). Douay détache un seul bataillon pour stationner dans la ville même. Il dispose en tout de 8 000 hommes sur les 15 000 prévus, beaucoup de troupes n’ayant pas atteint leur effectif de guerre…

La bataille de Wissembourg vu du côté allemand. Paris, Musée National des Arts et des Traditions Populaires
La bataille de Wissembourg vu du côté allemand. Paris, Musée National des Arts et des Traditions Populaires

Douay met en place son dispositif le 3 août dans la nuit, alors que les autorités locales le préviennent de la présence d’importants éléments ennemis dans les environs : 30 000 Prussiens viennent de quitter Landau.

La bataille de Wissembourg vu du côté français. Didion imprimeur. Paris, Musée National des Arts et des Traditions Populaires.
La bataille de Wissembourg vu du côté français. Didion imprimeur. Paris, Musée National des Arts et des Traditions Populaires.

Le 4 Douay envoie des patrouilles de reconnaissance au-delà de la Lauter. Elles reviennent à 6 heures, sans avoir vu d’ennemi, alors qu’un corps de Bavarois se trouve positionné à Schweigen avec son artillerie… Au même moment le corps d’armée du général Von Werder entre dans le territoire français à Lauterbourg sans rencontrer de résistance et se dirige vers Wissembourg sans être repéré. Vers 8h15 l’artillerie allemande ouvre le feu sur la ville depuis Schweigen et les Bavarois attaquent la ville par le nord. Rapidement, les combats font rage à Altenstadt et sur la Lauter : les Bavarois sont tenus à distance alors que le Geisberg qui domine la ville coté sud est mis en état de défense.

La bataille de Wissembourg d’après une image d’Epinal
La bataille de Wissembourg d’après une image d’Epinal

Rapidement, le Geisberg est pris sous le feu de l’artillerie allemande. Les canons français, très inférieurs, sont bientôt réduits au silence. Alors qu’au nord les Bavarois tentent de pénétrer dans Wissembourg, arrivé de Lauterbourg, un second corps bavarois et deux corps prussiens montent à l’assaut du Geisberg, de front et par le flanc gauche. Vers 10 heurs, Douay se rend compte qu’il s’agit non d’une escarmouche, mais d’une attaque en règle menée par un ennemi dont les forces sont très largement supérieures. La situation devient rapidement intenable. Pour sauver sa division, Douay décide d'effectuer la retraite vers le col du Pigeonnier, afin de rejoindre la division Ducrot installée à Lembach. A 11 heures, Abel Douay est tué par un éclat d’obus. Le général Pellé prend le commandement et ordonne la retraite, ne disposant d’aucun renfort. Il laisse au Geisberg la brigade du général Montmarie et le bataillon de Liaud à Wissembourg pour retarder l’ennemi et permettre une retraite en bon ordre. A 14 heures, menacé d’encerclement dans le château de Geisberg et violemment bombardé, Montmarie parvient à se replier sur la ferme de Schafsbuch où il laisse ses blessés avant de se replier sur Haguenau. Liaud quant à lui est totalement encerclé dans la ville. Les Allemands détruisent la porte de Landau et pénètrent dans la ville. Le maire fait hisser le drapeau blanc, et la garnison dépose les armes. A 15 heures, tout est terminé.

Prise de la porte de Landau, Wissembourg, 4 août 1870
Prise de la porte de Landau, Wissembourg, 4 août 1870

Mac Mahon qui a assisté à la fin de la bataille du haut du col du Pigeonnier, décide de ramener les 1e et 2e divisions vers la position de Woerth – Froeschwiller qui coupe les directions de Saverne et de Bitche. Cette première bataille perdue montre la faillite du commandement français, particulièrement celle de Mac Mahon, et la très large supériorité de l’armée allemande auquel les Français ne peuvent opposer que l’héroïsme de leurs soldats d’infanterie, Zouaves, tirailleurs algérien et Turcos…

Le général Mac-Mahon
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