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Alsace, le temps du Reich : 1870-1918

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8. La Première Guerre Mondiale

Entre deux feux
La dictature militaire
Les opérations militaires
La fin du conflit

La déclaration de la guerre entraîne l'investissement de l'autorité militaire prussienne des pleins pouvoirs. Le 31 juillet 1914 la Constitution est suspendue, et l’état de siège décrété. La guerre devient vite une boucherie d'une ampleur inconnue jusqu'alors. Les Alsaciens présents sur le sol français au moment de la déclaration de guerre et n'ayant pas la nationalité française sont arrêtés et placés en camp de concentration. Ce sera le cas pour un alsacien célèbre : Albert Schweitzer, futur prix Nobel de la paix.

Les Alsaciens sont déchirés entre les deux camps, les troupes allemandes les traitant de « Franzosekopf », « têtes de Français » et les troupes françaises de « sales boches ».

1914 : propagande française
1914 : propagande française
Albert Schweitzer, le « sorcier blanc de Lambaréné »
Albert Schweitzer, le « sorcier blanc de Lambaréné »
La bataille de la Marne, revue et corrigée par Hansi
La bataille de la Marne, revue et corrigée par Hansi

8.1. Entre deux feux

Le drame de l’Alsace lors de la première guerre mondiale : deux frères, l’un dans l’armée allemande, l’autre dans l’armée française
Le drame de l’Alsace lors de la première guerre mondiale : deux frères, l’un dans l’armée allemande, l’autre dans l’armée française

La Première Guerre mondiale constitue pour les Alsaciens une épreuve plus douloureuse qu'ailleurs, car on trouve des Alsaciens dans les deux camps. 250 000 Alsaciens - Mosellans nés entre 1869 et 1900 sont enrôlés dans l'armée allemande. Ils acceptent leur sort par loyalisme, mais sans exaltation patriotique, car ils n'éprouvent pas d'hostilité violente envers la France. Très vite ils deviennent suspects dans de nombreux corps, ce qui amène le haut commandement en mars 1915 à les transférer sur le front russe. Leur sort est d'autant plus amer qu'à leur retour la plupart sont accueillis avec méfiance, exclus des fêtes organisées en l'honneur des troupes françaises et incompris des nouveaux compatriotes.

Dans le camp français, on relève 17 000 Alsaciens volontaires dont plus de 3 000 passés en France fin juillet 1914 (Hansi, Zislin).

Quant aux civils, ils sont considérés comme suspects par les deux parties : ce sont des « Franzosenköpfe » (têtes de Français) pour les Allemands hantés par une psychose de l'espionnage, des « sales Boches » pour les Français.

Henri Zislin : la boucherie impériale
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Henri Zislin : l’impérial semeur
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